samedi 30 janvier 2010

L'hypertrichose




L’Hypertrichose.

L'hypertrichose se définit comme un excès de développement des poils, d'origine congénitale ou acquise, sur l'ensemble du corps ou uniquement sur une seule zone.

La plupart des hypertrichoses sont génétiques, mais un petit nombre de désordres systémiques inhabituels peuvent accroître la pilosité. Des hypertrichoses peuvent aussi être causées par des infections non traitées ou par malnutrition.

Les hypertrichoses sévères sont rares, certainement dues à des défauts génétiques inconnus et peuvent donner comme résultat en excès une sorte de pelage animal sur le visage et le corps. Ces personnes disgracieuses ont été exhibées dans des spectacles de foire ou de cirque avec des noms tels que l'« homme-chien » ou la « femme à barbe ».

Cette maladie est très rare. On en a étudié jusqu'ici une centaine de cas.Il semble que Pedro Gonzales fut le premier cas étudié au XVIème siècle , répertorié, et peint.

Comme le tableau qui peint l'hypertrichose du seigneur Gonzales se trouve à Vienne, au Kunsthistorische muséum, et fait partie de la collection connue sous le nom d' Ambras, du château du même nom, ancienne résidence d'été de Ferdinand II de 1566 à 1570, près d'Innsbruck, l'hypertrichose fut connue aussi sous le nom de syndrome d'Ambras. Exemple assez rare pour qu'il soit souligné, où un tableau de peinture peut donner le nom à une maladie !


C'est le type d'hypertrichose le plus grave et le plus spectaculaire: L’hypertrichosis lanuginosa congé-nitale (hypertrichose universelle congénitale) se traduit en effet par une pilosité fœtalequi demeure et n’est pas remplacée par un duvet ou des poils terminaux, elle commence à s’accroire de manière exagérée . Le nourrisson est déjà anormalement fortement velu à la naissance.

La pilosité s’accroît sans cesse jusqu’à ce que tous les téguments, à l’exception des paumes des mains et des faces plantaires, soient recouverts de fins poils d’environ 10 cm de long.

Cette pilosité est permanente et ne diminue que légèrement parfois avec l’âge.
Il existe parfois des malformations associées, le plus souvent de la dentition (en 2002, on observa même un cas de surdité, provoqué par l'envahissement excessif des poils à l'intérieur de l'oreille). Moins de 100 cas de cette rare anomalie ont été recensés à ce jour.

Le cas de Petrus Gonsalvus, né à Ténérife, dans les îles Canaries en 1556, est le plus célèbre.

L'hypertrichose de Pedro Gonzales est celle du premier type. Il la transmettra à ses trois enfants (filles et un garçon), et comme Antonietta se maria plus tard et eut un garçon atteint (poilu), on peut donc dire qu'il transmit aussi son hypertrichose à son petit-fils.

Les tableaux représentant ses enfants sont connus car leur père exhibait facilement, on le verra, sa progéniture.


Antonietta Gonsalvus a vraiment existé, et Lavinia Fontana l'en en effet rencontrée et peinte.
En fait, l'existence de ce tableau s'explique tout simplement en disant qu'Antonietta était la fille de son père, Petrus Gonsalvus, dit aussi Pedro Gonzales, né à Ténérife, dans les îles Canaries en 1556.

Son père voyagea beaucoup et se maria avec une hollandaise.

C'est pourquoi Antonietta est née en Hollande en 1572.







Polyarthrite rhumatoïde

POLYATHRITE RHUMATOIDE.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immunitaire faisant en sorte que le système immunitaire ne reconnait plus ses propres tissus et réagit comme s'il était en presence d'un corps étranger. Cette erreur d'idendification pousse le système immunitaire à s'attaquer aux tissus et articulations, causant des lésions et réduisant la capacité fonctionnelle de la personne ateinte de polyarthrite rhumatoïde.

La polyarthrite rhumatoïde est un rhumatisme, la forme la plus grave de polyarthrite chronique et la plus douloureuse, qui est aussi potentiellement la plus invalidante, car elle risque de bloquer les mouvements (ankylose) et de déformer les articulations. Chronique, elle est caractérisée par des poussées, entrecoupées de rémissions. Elle siège principalement au niveau des articulations, mais c’est aussi une affection systémique, qui peut affecter divers organes et altérer l’état général (fièvre, fatigue, amaigrissement).

La cause de cette maladie est inconnue, mais il semble qu’une prédisposition héréditaire et un facteur d’environnement (virus, par exemple) puissent contribuer à son apparition. Elle existe dans le monde entier, sous tous les climats et dans toutes les ethnies. Elle atteint environ 3 % de la population dans les pays développés, les femmes étant trois fois plus touchées que les hommes.

La polyarthrite rhumatoïde peu se manifester progressivement ou sans avertissement, d'une manière soudaine et douloureuse. Les premiers signes de la maladie ressemblent parfois aux symptomes de la grippes, soit des douleurs sur l'ensemble des muscles et articulations. Souvent la douleur et les raideurs sont plus intenses le matin au lever ou apres une periode d'inactivite. Ces raideurs peuvent etre de courte duree mais, avec le temps, le malaise peut persister pendant plusieurs heures. Generalement , la polyarthrite rhumatoïde affecte d'abord les mains, les poignets, et les pieds, puis par la suite elle se propage aux coudes, epaules, hanches, genous, et chevilles ainsi qu'a la nuque et a la machoire. L'inflammation chronique attaque le tissu et la membrane entourant les articulations et peut causer une deformation des articulations. Chez pres de 30% des personnes atteintes, la maladie s'accompagne de nodules ou bosses sous-cutanees dans les regions osseuses, telles les coudes et genoux. Les glandes lacrymales et salivaires peuvent egaement etre affectees, ce qui provoque une sécheresse des yeux et de la bouche.

Il existe plusieurs témoignages de l’existence de la polyarthrite rhumatoïde avant le XVIIIème siècle. Certains croient en retrouver la description dans les écrits de Sydenham, médecin anglais du XVIIème siècle, qui pensait décrire une polyarthrite goutteuse. D’autres auteurs plus anciens en feraient également mention (Rezi au IXème siècle, Seranus d’Ephèse au IIème siècle, voire même Hippocrate). La première description dans la littérature médicale de la polyarthrite rhumatoïde en tant que maladie individualisée remonte à 1800 dans la thèse du médecin français Auguste Landré-Beauvais intitulée “Sur la goutte asthénique primitive”. L’art pictural, dans au moins cinq tableaux, met en scène des personnages manifestement atteints de polyarthrite rhumatoïde (Jacob Jordaens 1593-1678 – La famille du peintre, anonyme de l’Ecole Flamande 15-16ème siècle – La Tentation de Saint- Antoine). Beaucoup d’arguments donc confèrent à la polyarthrite rhumatoïde un passé séculaire et vénérable.

Marie de Medicis, de Rubens est une peinture de cette femme atteinte de polyarthrite rhumatoïde, comme nous le montre ses poignets deformes.


Les trois grâces de Peter Paul Rubens, représente des femmes atteintes de cette maladie :

Leurs poignets, leurs pieds, leurs hanches ainsi que leurs genoux sont déformés. (Articulations).

lundi 11 janvier 2010

La peste

La peste

A. Définition:
La peste est une maladie infectieuse, contagieuse et épidémique venue d'Asie. C'est une zoonose (maladie animale transmissible à l'homme)qui est due à un bacille Yersinia pestis (une bactérie en forme de bâtonnet) et qui a ete découvert en 1894 par A. Yersin. Elle peut infecter l'homme par contact direct, par inhalation ou par piqures d'animaux infectés.
C'est jusqu'à présent, la maladie qui dans l'histoire, est responsable du plus grand nombre de morts.
On distingue 3 formes de peste:
-La peste bubonique: transmise à l'homme par la puce du rat. En l'absence de traitement, elle est mortelle dans 80% des cas.
-La peste pulmonaire: mortelle dans 100% des cas, en moins de 24h, elle est transmise par voie respiratoire entre humains.
-La peste septicémique qui est l'évolution terminale des deux autres formes.
A l'origine, le mal bubonique (caractérisé par une forte fièvre et des ganglions suppurés) touche essentiellement les rongeurs, mais il peut être transmis à l'homme par l'intermédiaire de puces ou de poux infectés.

B. Les symptômes:
-Des maux de tête
-Des nausées
-Des vomissements
-Des douleurs articulaires
-Sensation générale de malaise
-Les ganglions lymphatiques de l'aine (region du corps situee entre le haut de la cuisse et de l'abdomen), et plus rarement des aisselles et du cou, sont gonflés et douloureux.
-La température, accompagnée de frissons, varie entre 38.3 et 40.5 C°.
-Le pouls (le battement d'une artere superficielle) et la respiration s'accélèrent et le malade est épuisé et apathique.
-Les bubons gonflent jusqu'à avoir la taille d'un oeuf.
- La mort apparaît en général deux ou trois jours après l'apparition des premiers symptômes.
-La couleur violacée, caractéristique de toutes les victimes de la peste au cours des dernières heures, est due à une défaillance respiratoire.

• Dans les cas non mortels, la température commence à diminuer au bout de cinq jours et redevient normale en deux semaines environ.
• Dans les cas mortels, le décès survient en moyenne au bout de quatre jours.
• Dans les cas de peste pulmonaire primaire, l'expectoration (crachat) est d'abord visqueuse et sanglante; elle devient ensuite liquide et rouge vif.
transition


Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (tableau d'Antoine-Jean Gros datant de 1804)

A droite, sous deux arcades, Napoléon ( l’homme richement habillé), accompagné de quelques officiers, touche le bubon qu'un pestiféré lui montre à son aisselle. On aperçoit aussi un médecin qui soigne un autre malade, et des hommes prostrés ou étendus occupent le reste de la scène.

Dans ce tableau, on peut apercevoir quelques symptômes de la peste :
-Le bubon d’un pestiféré que Napoléon touche.
-La couleur sombre (violacée) règne dans cette peinture, et principalement a gauche, et cette couleur est caractéristique de toutes les victimes de la peste, leur caractérisant une défaillance respiratoire.
-La plupart des pestiférés sont représentés étendus au sol, ce qui met en évidence leurs douleurs articulaires qui les empêche de bouger, ou une haute température de leurs corps.
-Le pestiféré étant touché par napoléon et un des malades étendus (premier plan, légèrement a gauche), se tiennent la tête, ce qui met en évidence les maux de tête dont les malades souffrent.








Saint François priant contre la peste
(Anonyme, XVe siècle)

Cette peinture nous présente une scène de mort, en effet on aperçoit à droite des hommes d’église priant pour les morts, qui sont au milieu de la scène, couverts en blanc, et à gauche des personnes en train de se plaindre, de prier et de pleurer. De plus, on peut savoir que la mort est causée par la peste car on aperçoit au premier plan un homme couché par terre qui met sa main sur son bubon gonflé: c'est le principal symptome de la peste qui est visible dans ce tableau.






La Peste (Technique mixte, 2007)
Bibliographie :
- Drames Etranges, textes de Yann Balinec, Catherine Cazenave, Gilbert Lascault, Odile Lefranc, Max Moretti, Jean-Luc Parant, Gérard Prémel, Céline Tertre, Frédéric Thuin, Pascal Vimenet, éd. Passage d'encres, coll. Trace(s), 2007.- Hopola ! n°24, artiste invité, 2007.
- Comme dans un rêve éveillé, texte de Bruno Cany, éd. Passage d'encres, coll. Trace(s), 2004.

Cette scène nous présente l’effet mortel de la peste. On aperçoit des hommes assis ou couchés par terre, ne pouvant pas respirer, au point de mourir.
Les symptômes de la peste présentés dans cette peinture :
-Les pestifères sont représentés assis ou étendus au sol, ce qui met en évidence leurs douleurs articulaires.
-Les pestiférés sont en train de tousser, et se lavent la poitrine avec de l’eau, ce qui met en évidence leur défaillance respiratoire.
-La couleur sombre qui règne dans le tableau, caractéristique des victimes de la peste, qui met évidence aussi leur défaillance respiratoire.
-Les pestiférés sont torse-nus, ce qui met en évidence une haute température de leur corps.
-Quelques pestiférés sont représentés en train de vomir, ce qui est un des symptômes les plus présents chez les victimes de la peste.





Relation historique

Traitement:
Un traitement réel contre la peste n’a été disponible qu’à partir des dernières années du xixe siècle, après la découverte du bacille par Alexandre Yersin.


Traitement historique:
En Europe, le traitement s'est longtemps limité à :
 prier les saints, notamment saint Roch et saint Sébastien
 organiser des processions de flagellants, brûler les hérétiques, les juifs et les lépreux accusés de propager la maladie.
 la thériaque, composée de multiples plantes, a été utilisée. Sa teneur en opium devait diminuer légèrement la diarrhée et les douleurs.
 les bézoards, les sécrétions animales (sang de vipère et bave de crapaud), étaient très utilisés
 la purge et la saignée, en aggravant l'état de choc et la diarrhée, permettaient peut-être d'abréger les souffrances des patients ;
 le traitement dit « électuaire des trois adverbes » : «cito, longe, tarde», (pars) vite, (va) loin, (reviens) tard.
À partir du xvie siècle, l'Europe découvre les mesures d’isolement et séparation des malades dans les hôpitaux, avec désinfection et fumigation des maisons, isolement des malades, désinfection du courrier et des monnaies, création d’hôpitaux hors les murs, incinération des morts.
Le masque au bec de canard (voir la photo ci-dessous) a été imaginé par De Lorme, médecin de Louis XIII ; on y plaçait des plantes aromatiques aux propriétés désinfectantes, notamment de la girofle et du romarin. On citera également le vinaigre des quatre voleurs (vinaigre blanc, absinthe, genièvre, marjolaine, sauge, clou de girofle, romarin et camphre) imprégnant une éponge que l'on portait devant la bouche, et qui était censé protéger de la contagion.
La tradition signale que trois professions sont épargnées : les chevriers et palefreniers (car l'odeur des chèvres et des chevaux repousserait les puces du rat), et les porteurs d’huile car l’huile qui les oint repousserait elle aussi les puces.






Traitement actuel:
Le traitement par antibiotiques en reste la clé.
Y. pestis est naturellement résistant aux bêta-lactamines mais reste sensible aux aminosides (streptomycine, gentamicine et à la kanamycine (pour les nouveau-nés)), aux cyclines, au chloramphénicol(dans les cas de méningite), aux quinolones, au triméthoprime-sulfaméthoxale (TMP-SMX), à la rifampicine.
Il a été décrit de rares souches résistantes à plusieurs de ces antibiotiques. Cette situation reste, pour l’instant, exceptionnelle.
Il peut être nécessaire d’inciser le bubon et de faire un drainage.

Mesures de protection de santé publique:
D’après le Plan Biotox de la Direction générale de la Santé française, les mesures de protection à prendre consistent à :
 porter un diagnostic précoce ;
 déclarer très rapidement aux autorités sanitaires la suspicion d'un cas de peste ;
 lancer une enquête épidémiologique pour identifier la source et les personnes exposées ;
 hospitaliser tout malade symptomatique dans une structure médicalisée, particulièrement ceux qui sont atteints de formes respiratoires ;
 limiter les déplacements pour éviter l'extension de l'épidémie ;
 administrer une antibioprophylaxie par cyclines, rifampicine ou streptomycine aux sujets en contact.
La désinsectisation et la lutte contre les réservoirs animaux sont déterminantes dans la prévention d’une épidémie.

Vaccination:
Il existe un vaccin mais il est uniquement utilisé pour protéger les personnes fortement exposées à la maladie, comme le personnel militaire dans certaines circonstances opérationnelles, ou celles qui travaillent avec des animaux dans des régions endémiques de la peste. Pour qu’il soit très efficace, il doit être injecté à doses multiples et des injections de rappel doivent être effectuées régulièrement (faible durée d'action) ce qui entraîne des effets secondaires importants. Il n'est pas disponible au public.
L’ancien vaccin n’est plus fabriqué et n’était efficace que contre la peste bubonique. De nouveaux essais de vaccins sont en cours depuis 2005 au Canada.